ACCELERE-O : le programme de la Banque mondiale pour les PME malgaches
ACCELERE-O offre jusqu'à 50 000 dollars et douze mois d'accompagnement — mais seulement aux entreprises du numérique ou de l'agribusiness réalisant entre 50 et 500 millions d'ariary de chiffre d'affaires. Voici le vrai filtre derrière le nom du programme.

Un lancement au Radisson Blu, un objectif précis
Le Programme d'accélération des entreprises ACCELERE-O a été officiellement lancé à Antananarivo, en présence de représentants du gouvernement, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.
Le dispositif est mis en œuvre avec le Projet Pôles intégrés de croissance, dans le cadre du PIC3, et financé par le Groupe de la Banque mondiale.
Le vrai filtre : deux secteurs, une fourchette de chiffre d'affaires
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ACCELERE-O ne s'adresse pas à toutes les PME formelles des neuf régions du PIC3.
Deux conditions filtrent les candidatures : un chiffre d'affaires annuel compris entre 50 et 500 millions d'ariary, et une activité dans le numérique ou l'agribusiness. En dehors de ces cases, le dossier n'est pas recevable.
Ce que touche concrètement une entreprise sélectionnée
Les entreprises retenues bénéficient de douze mois d'accompagnement individualisé, assuré par des experts nationaux et internationaux.
L'appui couvre la stratégie d'entreprise, la gouvernance, la gestion financière, l'innovation, la productivité, l'accès au financement et la conquête de nouveaux marchés — et peut s'accompagner d'une aide financière allant jusqu'à 50 000 dollars américains.
Pourquoi ce ciblage plutôt qu'un guichet plus large
Ce ciblage n'est pas anodin. En concentrant les moyens sur des entreprises déjà en activité, dans deux secteurs jugés porteurs, le programme mise sur un effet de levier plus rapide qu'un soutien dilué sur l'ensemble du tissu économique.
Le ministre de l'Économie et des Finances, Ramiarison Herinjatovo Aimé, qui a présidé le lancement en tant que président du Comité national du PIC, a rappelé qu'aucune relance économique durable n'était possible sans entreprises solides, innovantes et créatrices d'emplois.
Ce qui déterminera si le programme tient sa promesse
Le ministre a précisé les indicateurs qui serviront à juger le dispositif : évolution du chiffre d'affaires, gains de productivité, créations d'emplois, accès effectif au financement, innovation et ouverture à de nouveaux marchés.
Ce sont ces chiffres, à venir dans les prochains bilans, qui diront si ACCELERE-O a vraiment changé la donne pour les PME qui en ont bénéficié — pas le lancement lui-même.


